Génioplastie à Marseille : chirurgie du menton
La génioplastie, aussi appelée mentoplastie, est l’intervention de chirurgie du menton qui repositionne l’os mentonnier pour en corriger la projection, la hauteur ou l’asymétrie. Menton fuyant, menton trop saillant, profil déséquilibré : elle s’adresse aussi bien à une demande esthétique qu’à une gêne réelle, comme une difficulté à fermer les lèvres au repos.
Au Centre Phocet, à Marseille, elle est pratiquée par voie endobuccale, sans cicatrice cutanée.
En résumé
La génioplastie, ou mentoplastie, repositionne le menton osseux par voie endobuccale, sans cicatrice visible. Elle corrige un menton fuyant, trop projeté, asymétrique ou de hauteur inadaptée, avec une précision qu’aucune alternative non chirurgicale n’égale.
Un point conditionne le projet : un menton fuyant peut être un problème isolé ou révéler un décalage mandibulaire relevant de la chirurgie orthognathique, d’où l’examen systématique de l’occlusion.
L’intervention dure 45 à 60 minutes sous anesthésie générale, avec un œdème résorbé en dix à quinze jours et un résultat définitif entre six semaines et trois mois.
Elle est souvent associée à une rhinoplastie dans le cadre d’une profiloplastie.
Au Centre Phocet, à Marseille, comptez en moyenne 1 500 à 2 500 €, avec une prise en charge possible lorsque le geste répond à une indication fonctionnelle.
Génioplastie, mentoplastie, chirurgie du menton : quelle terminologie ?
Trois mots pour une même intervention. Génioplastie vient du grec geneion, le menton ; mentoplastie est formé sur la racine latine. Les deux termes désignent le même geste et sont employés indifféremment par les chirurgiens comme par les sociétés savantes.
La chirurgie du menton est simplement la formulation courante utilisée par les patients.
Une précision utile : ces termes désignent une génioplastie osseuse, c’est-à-dire un déplacement chirurgical de l’os lui-même, et non un simple ajout de volume.
C’est la technique pratiquée au Centre Phocet, décrite plus bas.
Qu’est-ce qu’une génioplastie ?
La génioplastie consiste à repositionner la partie antérieure de la mandibule, au niveau du menton osseux. Réalisée par voie endobuccale, à l’intérieur de la bouche, elle ne laisse aucune cicatrice visible sur la peau.
Sa particularité est sa précision tridimensionnelle : selon les besoins, le segment osseux peut être avancé, reculé, remonté, abaissé ou recentré, et ces mouvements peuvent être combinés.
C’est ce qui la distingue d’une simple augmentation de volume : elle agit sur la position de l’os, donc sur l’architecture du bas du visage, et non uniquement sur le relief perçu.
Les différents problèmes du menton
Tous les mentons jugés inesthétiques ne relèvent pas du même geste. La distinction se fait en consultation, de profil comme de face.
Le menton fuyant, ou rétrogénie, est le motif le plus fréquent : le menton est insuffisamment projeté vers l’avant, ce qui raccourcit visuellement le profil, accentue l’apparence du nez et efface l’angle entre le menton et le cou.
Le menton trop projeté, ou progénie, produit l’effet inverse, avec un profil en galoche.
L’asymétrie correspond à un menton dévié latéralement par rapport à l’axe du visage, souvent discrète mais visible de face, parfois consécutive à un traumatisme. Le problème de hauteur est moins connu du grand public : un menton peut être trop long, ce qui allonge le tiers inférieur du visage, ou trop court, ce qui le tasse.
La génioplastie permet de raccourcir ou d’allonger cette hauteur, indépendamment de la projection.
Reste le déséquilibre global du profil, dans lequel le menton n’est pas seul en cause : il faut alors évaluer l’ensemble nez-lèvres-menton, voire la position des mâchoires.
C’est l’objet des deux sections suivantes.
À ces motifs morphologiques s’ajoutent des gênes fonctionnelles : difficulté à fermer les lèvres au repos, contraction excessive du muscle mentonnier donnant un aspect « peau d’orange », et, dans certaines configurations, retentissement sur les gencives des dents inférieures.
Chirurgie osseuse ou autre traitement ?
Plusieurs approches permettent de modifier l’aspect du menton. Elles ne sont ni interchangeables ni concurrentes : chacune répond à une situation différente.
La génioplastie osseuse est la seule à déplacer réellement la structure. C’est aussi la seule à pouvoir reculer un menton trop projeté, à en réduire ou en augmenter la hauteur, et à corriger une asymétrie osseuse. Son résultat est définitif.
En contrepartie, elle suppose une anesthésie générale et une courte hospitalisation.
L’acide hyaluronique permet de camoufler un déficit de projection modéré par injection, sans chirurgie et avec un résultat immédiat. C’est une option pertinente pour une correction légère, pour tester visuellement une direction avant de décider, ou pour un patient qui ne souhaite pas d’intervention. Ses effets sont transitoires et nécessitent d’être renouvelés.
Elle ne corrige ni une asymétrie osseuse, ni un excès de projection, ni un problème de hauteur.
Le lipofilling, autogreffe de graisse, restaure des volumes des tissus mous. Il intervient en complément plutôt qu’en alternative à la génioplastie, et ne remplace pas un geste osseux. Enfin, si la demande porte sur un excès de graisse sous le menton et non sur la position de l’os, c’est la lipoaspiration du double menton qui répond au problème. Les deux gestes sont d’ailleurs parfois associés.
Menton ou mâchoire ? Une distinction déterminante
Un menton fuyant peut correspondre à deux situations totalement différentes.
Dans le premier cas, le menton seul est en cause : les mâchoires sont bien positionnées l’une par rapport à l’autre, l’occlusion dentaire est correcte, seule la symphyse mentonnière manque de projection.
Une génioplastie isolée suffit alors.
Dans le second cas, le menton fuyant n’est que le symptôme visible d’un décalage mandibulaire : c’est toute la mâchoire inférieure qui est en retrait. On le repère à l’occlusion (les dents du bas se ferment en arrière de celles du haut) et souvent à des signes associés : usure dentaire, mastication difficile, parfois ronflement ou apnée du sommeil.
Avancer uniquement le menton dans cette configuration améliore le profil mais laisse le trouble fonctionnel intact, et le résultat esthétique lui-même peut rester incomplet.
C’est pourquoi l’examen de l’occlusion fait partie intégrante de la consultation. Lorsqu’un décalage des bases osseuses est identifié, la chirurgie orthognathique est discutée, généralement en coordination avec un orthodontiste, l’ostéotomie mandibulaire pouvant d’ailleurs être associée à une génioplastie dans le même temps opératoire.
Cette analyse relève de la chirurgie maxillo-faciale, et c’est ce qui distingue une consultation de chirurgie du menton d’une simple demande esthétique.
Génioplastie et profiloplastie : pourquoi analyser le nez et le menton ensemble ?
Le nez et le menton sont les deux reliefs qui structurent le profil, et le cerveau les perçoit l’un par rapport à l’autre. Un menton en retrait fait paraître le nez plus proéminent qu’il ne l’est réellement.
À l’inverse, une projection mentonnière suffisante rééquilibre spontanément la perception du nez.
La conséquence pratique est directe : certains patients qui consultent pour une rhinoplastie ont en réalité un profil déséquilibré par le menton, et une réduction nasale seule ne donnerait pas le résultat attendu, voire accentuerait le déséquilibre.
C’est pourquoi l’analyse du profil porte toujours sur l’ensemble front-nez-lèvres-menton.
Lorsque les deux gestes sont indiqués, ils peuvent être réalisés dans la même intervention : c’est ce qu’on appelle une profiloplastie. Cela évite une seconde anesthésie et une seconde période de récupération.
La décision se prend en consultation, aucun des deux gestes n’étant obligatoire parce que l’autre est envisagé.
Voir aussi la page remodeler mon menton.
Préparer l’intervention
Une à deux consultations sont nécessaires. Le chirurgien analyse le profil facial, examine l’occlusion, prescrit l’imagerie utile, notamment pour repérer le trajet du nerf alvéolaire inférieur et la longueur des racines dentaires, et établit le plan opératoire.
Des simulations peuvent être présentées à titre indicatif : elles aident à se comprendre mais ne constituent pas un engagement sur le résultat.
Quelques consignes conditionnent le bon déroulement de l’intervention : réaliser le bilan anesthésique obligatoire, arrêter le tabac au moins un mois avant et après, interrompre sur avis médical aspirine, anti-inflammatoires et anticoagulants, et maintenir une hygiène bucco-dentaire soigneuse, l’abord se faisant par la bouche.
Le déroulement de l’intervention
L’intervention a lieu sous anesthésie générale et dure généralement entre 45 et 60 minutes. Elle nécessite le plus souvent une nuit d’hospitalisation.
Le chirurgien accède à l’os du menton par l’intérieur de la bouche. Il réalise une ostéotomie, c’est-à-dire une section précise de la partie inférieure de la mandibule, au moyen d’un instrument à ultrasons de type Piezotome. Le trait d’ostéotomie est planifié en tenant compte de la position du nerf alvéolaire inférieur, dont la proximité constitue l’enjeu technique principal de ce geste.
Le segment osseux est ensuite déplacé selon le plan établi, puis fixé par des mini-plaques et vis en titane, qui restent en place et sont bien tolérées.
Les sutures sont résorbables : il n’y a pas de points à retirer. Un pansement compressif est mis en place pour limiter l’œdème des premiers jours.
La récupération, jour après jour
Les premiers jours
L’œdème du bas du visage est maximal vers le deuxième ou troisième jour. La douleur est légère à modérée et bien contrôlée par les antalgiques prescrits. La lèvre inférieure et le menton sont engourdis, l’ouverture buccale est limitée et la mastication gênée. L’application régulière de froid réduit l’œdème et les ecchymoses. L’alimentation est molle ou liquide.
La première à la deuxième semaine
L’œdème diminue nettement, généralement en dix à quinze jours. L’alimentation normale est reprise progressivement. Une consultation de contrôle est programmée. La reprise du travail est possible pour la plupart des activités non physiques.
Le premier mois
Les activités sportives restent suspendues au minimum un mois. Le visage apparaît déjà rééquilibré, mais un œdème résiduel persiste et peut masquer la finesse du résultat. La sensibilité de la lèvre inférieure revient progressivement, sur quelques semaines à quelques mois selon les patients.
Deux à trois mois
Les sports exposant à un risque de choc au visage peuvent être repris. L’aspect définitif s’apprécie entre six semaines et trois mois, l’os étant alors consolidé et l’œdème résorbé.
Risques et complications possibles
Les complications sont peu fréquentes, mais la génioplastie reste un acte chirurgical et doit être envisagée en connaissance de cause.
La suite la plus caractéristique est la modification de la sensibilité de la lèvre inférieure et du menton. Le nerf alvéolaire inférieur chemine dans la mandibule et se termine précisément au niveau du menton, ce qui l’expose à un étirement ou à une contusion lors du geste.
Il en résulte un engourdissement quasi systématique en postopératoire immédiat, qui récupère en quelques semaines à quelques mois. Une perte de sensibilité définitive est exceptionnelle.
Plus rarement, des douleurs de type névralgique peuvent apparaître à la place de l’hypoesthésie.
Les autres complications rapportées comprennent l’hématome, dont l’un des sièges possibles est le plancher buccal et qui impose alors un drainage rapide, l’infection du site opératoire, pouvant nécessiter une antibiothérapie voire le retrait du matériel, un retard de consolidation osseuse, exceptionnel, et un résultat esthétique jugé insuffisant, qui peut justifier une retouche à distance.
Comme pour toute intervention motivée par une demande morphologique, l’appréciation du résultat comporte une part subjective : le résultat obtenu peut ne pas correspondre exactement à celui espéré.
Un suivi postopératoire régulier est assuré au Centre Phocet afin de dépister et de traiter précocement toute complication.
Prix d’une génioplastie et prise en charge
Le tarif d’une génioplastie dépend de la complexité de l’acte, de l’ampleur et du nombre de mouvements osseux planifiés et du matériel utilisé. Il se situe en moyenne entre 1 000€ et 2 000€. Un devis personnalisé est remis à l’issue de la consultation, avec le détail des honoraires du chirurgien, de l’anesthésiste et des frais d’établissement.
Sur le plan de la prise en charge, la ligne de partage est la finalité de l’intervention. Une génioplastie réalisée pour un motif exclusivement morphologique n’ouvre droit à aucun remboursement par l’Assurance Maladie.
En revanche, lorsque le geste s’inscrit dans le traitement d’une dysmorphose des mâchoires à retentissement fonctionnel (trouble de l’occlusion, difficulté de mastication, indication associée à une chirurgie orthognathique), les actes correspondants peuvent être pris en charge sur la base des tarifs conventionnels, les dépassements d’honoraires restant à la charge du patient ou de sa complémentaire.
Cette qualification ne se décide pas à la demande : elle repose sur l’examen clinique, l’imagerie et la cohérence du dossier médical. Le chirurgien indique en consultation si une prise en charge est envisageable, et le centre accompagne les démarches le cas échéant.
Lorsque l’intervention relève de la chirurgie esthétique, le devis est suivi d’un délai de réflexion légal de quinze jours, incompressible.
En conclusion
La génioplastie corrige la position du menton osseux avec une précision qu’aucune technique d’appoint ne permet : projection, hauteur, symétrie, dans les trois dimensions et de façon définitive. Sa vraie difficulté n’est pas technique mais diagnostique.
Un menton fuyant peut relever d’un geste isolé de quarante-cinq minutes comme signaler un décalage des mâchoires appelant une prise en charge entièrement différente, et seul l’examen de l’occlusion permet de trancher.
C’est ce qui justifie une consultation de chirurgie maxillo-faciale plutôt qu’un simple avis esthétique.
Questions fréquentes sur la génioplastie
Génioplastie et mentoplastie : quelle différence ?
Aucune dans la pratique courante : les deux termes désignent la même intervention de repositionnement du menton osseux, l’un formé sur une racine grecque, l’autre sur une racine latine. Les sociétés savantes les emploient d’ailleurs conjointement, et le choix de l’un ou de l’autre relève de l’habitude du praticien.
Peut-on corriger un menton fuyant sans chirurgie ?
Partiellement, et dans certaines situations seulement. Une injection d’acide hyaluronique peut compenser un déficit de projection modéré, avec un résultat immédiat mais transitoire, à renouveler. Elle ne corrige ni une asymétrie osseuse, ni un excès de hauteur, ni un décalage des mâchoires. Elle est parfois utilisée comme étape intermédiaire, pour visualiser l’effet d’une projection accrue avant d’envisager une intervention.
La cicatrice est-elle visible ?
Non. L’abord se fait entièrement par l’intérieur de la bouche, dans le sillon situé entre la lèvre inférieure et la gencive. Il n’y a donc aucune cicatrice cutanée sur le menton, et les sutures internes sont résorbables. La cicatrice muqueuse n’est pas visible une fois cicatrisée.
Peut-on associer génioplastie et rhinoplastie ?
Oui, et c’est fréquent : c’est ce qu’on appelle une profiloplastie. Les deux gestes se réalisent dans le même temps opératoire, sous la même anesthésie, ce qui évite une seconde intervention et une seconde période de récupération. L’indication conjointe n’est jamais automatique : elle découle de l’analyse du profil et de la demande du patient.
Quand voit-on le résultat définitif ?
Le visage paraît rééquilibré dès les premiers jours, mais l’œdème masque encore la finesse du contour. Il diminue nettement en dix à quinze jours, puis se résorbe progressivement. Le résultat définitif s’apprécie entre six semaines et trois mois. La sensibilité de la lèvre inférieure peut mettre un peu plus longtemps à revenir complètement.
Sources
- Terminologie : génioplastie ou mentoplastie, objectif morphologique et amélioration fonctionnelle (respiration, sangle labiale) : SoFCPRE
- Repositionnement du menton trop en avant, trop en arrière, trop haut, asymétrique : conséquences justifiant l’intervention (déchaussement dentaire, absence de fermeture des lèvres au repos, ronflement par recul de la langue) ; association possible à une ostéotomie maxillaire ou mandibulaire, ou à une rhinoplastie dans le cadre d’une profiloplastie : SFSCMFCO, fiche d’information publique « Ostéotomie du menton »
- Abord par incisions de la muqueuse buccale sans cicatrice extérieure : ostéosynthèse par vis ou mini-plaques en titane ; suites (œdème, saignements, douleur modérée, bains de bouche) ; arrêt de l’aspirine 10 jours avant : SFSCMFCO, fiche d’information publique « Ostéotomie du menton »
- Risques : hypoesthésie de la lèvre inférieure par étirement du nerf alvéolaire inférieur se terminant au menton, atteinte définitive exceptionnellement ; infection des tissus mous ; retard ou absence de consolidation osseuse ; consolidation en mauvaise position : SFSCMFCO, fiche d’information publique « Ostéotomie du menton »
- Interventions purement esthétiques non prises en charge par l’Assurance Maladie : prise en charge possible en chirurgie réparatrice après demande d’accord préalable : Assurance Maladie, forum assurés
- Délai de réflexion légal de quinze jours après remise du devis détaillé (art. D6322-30 CSP) : Légifrance
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- Ancien assistant spécialiste à la Pitié-Salpêtrière et chef de clinique au CHU Lyon Sud
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Le Dr Pierre Gagnieur est chirurgien maxillo-facial et co-fondateur du Centre Phocet. Il est notamment spécialisé en rhinoplastie esthétique et fonctionnelle, ainsi qu’en chirurgie maxillo-faciale.
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Publié le 24 février 2026
Le résultat de ma génioplastie est incroyable. En corrigeant simplement la position de mon menton, mon nez semble plus petit et mon cou mieux dessiné. Une vraie expertise en chirurgie maxillo-faciale à Marseille. Merci à vous !
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Publié le 24 février 2026
Avec plaisir 🙂
Le résultat vous va à ravir !!
Bon rétablissement
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